Les recherches de Christian Grosse se dirigent dans trois directions. Dans une perspective qui lie histoire sociale et histoires des religions, il dirige un programme de recherche consacré aux modes de régulation sociale : étendu sur trois siècles (XVIe – XVIIIe siècles) et concentré sur l’espace romand (Genève, Lausanne, Neuchâtel), ce programme examine les procédures et les rituels de pacification des conflits mis en œuvre par les tribunaux ecclésiastiques des Eglises réformées (Consistoires) ; il permet d’éclairer, par le recours à une histoire de longue durée, la renaissance des procédures de « médiation » qui s’institutionnalisent progressivement aujourd’hui comme des modes alternatifs de régulation des conflits et de remise en cause du monopole judiciaire en la matière. Dans une seconde direction, les recherches de Christian Grosse tentent d’articuler l’anthropologie historique des cultures religieuses dans l’Europe moderne et l’histoire de l’histoire des religions afin d’analyser les conditions culturelles qui ont rendu possible l’émergence au sein du christianisme occidental, à partir de la Renaissance, d’un discours sur les religions de portée universelle.

Son champ d’enseignement est l’Histoire et anthropologie des christianismes modernes.